Ensemble, prenons soin de l'eau - Agence de l'eau Loire-Bretagne

Gérer les eaux de pluie   10/02/2014

Pour limiter les pollutions des eaux, des collectivités s’engagent à mieux gérer les eaux de pluie. Des actions à découvrir !

Pourquoi gérer les eaux de pluie ?

Lorsque les territoires sont trop imperméabilisés, ces eaux s'écoulent trop rapidement à la surface, érodent les sols et contribuent aux inondations. Les eaux de pluie lessivent les routes, les parkings et se chargent alors de polluants : matières en suspension, métaux, hydrocarbures. Ces polluants peuvent alors se retrouver dans le milieu naturel et dégrader la qualité de l’eau.
Pour essayer de gérer ces problèmes, les villes ont construit des réseaux pour collecter, stocker et traiter ces eaux de pluie. Mais cette solution dite du « tout tuyau » a ses limites :

  • lors des orages, il arrive que les canalisations qui collectent les eaux de pluie débordent ;
  • la construction et l’entretien de ces réseaux coûtent cher ;
  •  ces canalisations accélèrent la circulation de l’eau et peuvent provoquer des inondations ;
  • quand l’eau de pluie mélangée aux eaux usées arrive en trop grande quantité dans les stations d’épuration, elles n’ont pas la capacité de tout traiter. Elle est alors rejetée directement dans le milieu naturel et provoque des pollutions.

Aujourd’hui, en parallèle de ces réseaux, d’autres solutions sont mise en place par les collectivités pour limiter ces désagréments.

Les solutions pour limiter le ruissellement, prévenir les pollutions et les inondations

Il s'agit de faciliter l'infiltration de l'eau sur place (le plus près de son point de chute), de limiter les volumes rejetés dans les réseaux. Pour cela, plusieurs solutions :

  • infiltrer l’eau dans le sol dans chaque parcelle de terrain où cela est possible (puisards, tranchées d'infiltration) ;
  • créer des noues végétalisées. Ce sont des fossés peu profonds, larges et végétalisés qui servent à recueillir les eaux de pluie, à les traiter et à les infiltrer. L’eau s’infiltrera lentement dans le sol et sera en grande partie dépolluée par les plantes et les bactéries naturellement présentes ;
  • favoriser l'évaporation en végétalisant les toitures ;
  • ne pas revêtir les parkings et routes de matériaux imperméables mais préférer les matériaux poreux (pierres filtrantes – pavés en béton poreux…) ;
  • lorsque les sols sont imperméables, recourir à des bassins de stockage d'eau à ciel ouvert, pour stocker provisoirement les eaux de ruissellement de grandes surfaces imperméabilisées (zones d'activités, lotissement...). Elles pourront ensuite être traitées (séparation des hydrocarbures par exemple) avant d'être rejetées petit à petit  dans le milieu naturel.

 

Les réseaux de collecte

Ces réseaux ou «égoûts» recueillent les eaux usées et/ou les eaux pluviales.

Les réseaux unitaires reçoivent en mélange eaux usées et  eaux pluviales et les acheminent vers la station d’épuration. En cas d’engorgement de la station, les eaux sont rejetées directement dans le milieu naturel.

Les réseaux séparatifs, ont deux collecteurs séparés, un pour les eaux usées, un pour les eaux pluviales. Les eaux usées sont traitées dans la station d’épuration. Les eaux pluviales sont rejetées directement dans le milieu naturel ou traitées si nécessaire.